Les Laurentides:Un développement animé par la hausse démographique

 

Cet écran a été partagé à partir de La Presse+ Édition du 29 mai 2014, section AFFAIRES, écran 10

 

PORTFOLIO LAURENTIDES

 

Un développement animé par la hausse démographique

La croissance démographique des Laurentides favorise la construction résidentielle et commerciale, en plus de multiplier les besoins de main-d’œuvre dans le secteur des services. Mais ce sont des investissements comme ceux de Bombardier Aéronautique qui insufflent un vent de développement.

Bien que l’entreprise ait annoncé, en janvier dernier, la mise à pied de quelque 1100 personnes au Québec, notamment à l’usine de Mirabel, l’agrandissement de ses installations pour intégrer la chaîne de montage des appareils de la CSeries reste une bonne nouvelle pour la région.

D’une superficie initiale de 235 000 m2, la superficie totale, qui comprend les bureaux et l’usine, atteindra 423 000 m2. Il s’agit d’un projet qui s’ajoute à celui d’Aerolia, une société française spécialisée dans la conception et la production de fuselages équipés, qui prévoit investir plus de 80 millions d’ici 2018 en s’installant à Mirabel.

« Le secteur de la fabrication est
l’un des plus importants en nombre d’emplois pour la région. La concurrence internationale est par conséquent un enjeu majeur pour les Laurentides. »

— Amar Dehiles, économiste régional pour Emploi-Québec Laurentides

Toujours dans le secteur de la fabrication, mais cette fois en transformation alimentaire, O Sole Mio a investi plus de 55 millions dans la construction d’une usine de 200 000 pieds carrés. L’entreprise spécialisée dans la fabrication d’aliments devrait ouvrir ses installations à Boisbriand au cours des prochaines semaines, triplant ainsi sa superficie d’opérations. L’entreprise passera de 96 employés à environ 200.

« Il y a de moins en moins d’espaces industriels disponibles dans les Basses-Laurentides, bien qu’il en reste dans les MRC de Deux-Montagnes et d’Argenteuil notamment. C’est un des défis de notre région pour continuer de recevoir de nouvelles entreprises, surtout pour le secteur manufacturier qui veut s’établir en périphérie de Montréal », fait savoir Stéphane Lalande, président de Laurentides économique.

UNE POPULATION EN HAUSSE

Si les nouvelles naissances expliquent en partie la croissance démographique des Laurentides, c’est surtout la migration interrégionale qui la stimule. Avec 34 % d’augmentation prévue d’ici 2031 et un solde migratoire positif, il s’agit de la deuxième augmentation en importance, derrière Lanaudière. La région a connu une croissance du nombre de personnes à l’emploi en 2013.

Le secteur de la construction est avantagé par la croissance démographique qui est supérieure à la moyenne provinciale. L’ardeur de ce secteur sera moins importante dans les trois prochaines années comparativement à ce que la région a connu, mais elle demeure plus forte que dans le reste de la province. Plusieurs projets résidentiels sont en cours pour répondre à l’arrivée de nouvelles familles qui dynamisent le secteur tertiaire (les services), fait remarquer Stéphane Lalande.

« On note que 22,7 % des emplois se trouvent dans le secteur secondaire, dont 10 % en construction seulement. C’est beaucoup lié à l’augmentation de la population. La majorité des investissements privés des entreprises se font dans le domaine de l’habitation, soit 70 % en construction résidentielle », fait-il savoir. Sur les 303 000 travailleurs des Laurentides, 30 200 œuvrent dans la construction.

Les emplois en santé et services sociaux, par exemple, seront d’autant plus abondants que la population est vieillissante. Des écoles ont été construites ces dernières années, et d’autres ont été annoncées pour 2015 à Saint-Joseph-du-Lac, Mirabel et Sainte-Sophie, notamment. « Environ trois emplois sur quatre proviennent du secteur des services dans la région », fait savoir Amar Dehiles.

SORTIR DU BOIS

Plus au nord, la région des Laurentides est reconnue pour l’un de ses créneaux d’excellence, celui du bois. Si les quatre dernières années ont été difficiles pour les travailleurs de ce secteur, on sent un « vent
d’optimisme ». La reprise du marché immobilier aux États-Unis et la faiblesse du dollar canadien par rapport au dollar américain faciliteront l’exportation, fait savoir M. Dehiles.

« De la production forestière, il faudra se tourner vers la transformation de la matière première. Cela demandera de l’innovation, de la recherche et développement pour arriver avec des produits à base de bois. C’est l’orientation qu’on est en train de prendre. Cela va permettre de créer des emplois », indique l’économiste régional.

 

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